IL N'Y A PAS DE MODE SI ELLE NE DESCEND PAS DANS LA RUE. COCO CHANEL

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21.1.08

My fetiche silhouette of the week

Alors j'ai failli choisir une silhouette de la Marante Isabel, mais vous vous seriez imaginés que je suis monomaniaque !

Donc, j'ai plutôt opté pour une silhouette qui m'a fait craqué dès que je l'ai aperçue, et qui colle parfaitement à l'expo dont je voulais vous parler aujourd'hui (cette expo, c'etait un peu mon cadeau bonux aujourd'hui, en plus de la silhouette fetiche du lundi)

Cette silhouette, c'est Stefano Pilati, le nouveau génie du chic parisien, qui l'a pensée.
Je cherche une robe blanche un peu rock ces temps-ci et celle-ci me conviendrait parfaitement !!!

J'aime son allure très sobre, tout comme le reste de la collection l'était, à la fois militaire et élégante, stricte et pratique, mixée à une base asymétrique. Elle est en satin de soie ornées de mosaïques étoilées en plastique pastel métallique.
Elle est funky et lumineuse : je l'adoooore !!!


J'en profite pour vous rappeller que l'exposition Yves Saint-Laurent actuellement à la Fondation Pierre Bergé se termine le 27 janvier et qu'il est urgent de vous y rendre !

Il s'agit de la 7ème exposition de la Fondation.
Théâtre, cinéma, music-hall, ballet, expose les créations de Monsieur Saint Laurent, sous un angle méconnu : celui de costumier de mises en scènes et d' interprètes mythiques. Saint-Laurent a, par exemple, habillé Catherine Deneuve dans Belle de Jour, Arletty dans Les monstres sacrés et Anny Duperey dans Stavisky d'Alain Resnais. Le look rock d' Isabelle Adjani dans Subway : c'était également lui !
L'expo est illustrée d'extraits de films, de photos et d'originaux signés YSL himself !

Infos pratiques
Horaires d'ouverture : du mardi au dimanche, sauf le lundi de 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h45)
Tarifs : Plein tarif : 5 € ; Tarif réduit : 3 € (étudiants - moins de 25 ans - carte sénior - Amis des Musées) ; Tarif groupe : 3 € (à partir de 10 personnes) ; Gratuit (pour les moins de 10 ans, demandeur d'emploi) .
Renseignements : 01 44 31 64 31


5, avenue Marceau - 75116 Paris (entrée par le 3, rue Léonce Reynaud)
Métro : ligne 9 - Alma Marceau

18.12.07

Encore plus de belgitude à Bruges !


Bruges est une ville qui m'a toujours séduite...
Son esprit romantique, son architecture, ses musées, ses canaux, ses vélos... Et vous avez pu découvrir tout récemment mon attirance et mon goût certain pour la fashion belgitude...

Aussi, lorsque l'on m'a proposé de vous inviter à découvrir cette ville - classée patrimoine mondial de l'Unesco s'il vous plait - j'ai aussitôt accepté !

Trois bloggers, et pas des moindres - ARTSCAPE, MrLUNG et notre DEEDEE parisienne - ont eu la chance d'y passer quelques jours... Ils nous débriefent, chacun leur tour, sur cette ville au charme fou et aux talents cachés.

Vous y découvrirez, par exemple, que les chocolats belges, tout comme les gaufres, ne sont pas qu'un mythe de touristes, mais une véritable institution, et que, par ailleurs, la vie nocturne n'est pas au coeur des préoccupations des habitants...

Bruges est donc la it-destination pour un week-end de culture et de détente, loin du show-off - un break dépourvu de modasseries ne peut pas faire de mal, si ? - et du stress de Bruxelles et de Paris (situé à seulement 300 km).

Jusqu'en mars prochain, si on a envie de craquer pour celle que l'on surnomme la Venise du Nord, on peut s'offrir deux nuits pour le prix de trois et du coup, se laisser tenter par un petit imprévu : cadeau belle-maman, resto en amoureux, location de vélo, ballade en calèche...

Alors, ça vous tente ?



Plus d'infos sur : http://www.bruges.be/hiver

crédit photo : deedeeparis

4.12.07

Paris en Couleurs, des frères Lumière à Martin Parr

J'ai eu la chance, grâce à mon amie Marie-Lucie, d'assister, lundi dernier, à la visite de presse de l'exposition Paris en couleurs, qui se tient à l'Hotel de ville jusqu'au 31 mars prochain.

Je m'y suis rendue pour deux raisons :
1. l'affiche m'interpellait : je me suis demandée instantanément par qui cette femme était habillée... cette allure rétro, ce chic absolu...
2. je suis un fan inconditionnelle de Paris : son architecture, ses quartiers, ses villages, ses rives, ses parisiens, ses boutiques...
Autant de bonnes raisons de m'y rendre, donc...

Pour situer le contexte de cette expo et comprendre le pourquoi du comment, j'apprends de la bouche de la commissaire d'exposition, Virginie Chardin - qui a commenté en personne cette visite - que cette rétrospective, constituée de près de 300 photographies, célèbre le centenaire de l'autochrome (le procédé inventé par les frères Lumière qui a donné naissance à la photographie couleur)
Une belle succession d'images, qui démarre début 1900 et se clotûre en 2007.

Je ne vais pas vous faire l'article sur toute l'expo,
car je souhaiterais vous laisser le plaisir de la découvrir...



J'ai néanmoins été étonnée par l'omniprésence de la couleur - la réclame vivait son heure de gloire et recouvrait les façades - en ville début 1900, et que même si les rues ont changé (les flagships ont remplacé les petites échoppes), les immeubles, les plaques de rue, les carrefours demeurent les mêmes aujourd'hui.


On découvre donc le Paris de la belle époque et des années folles, parfait écho de l'expo qui se tient actuellement à Galliera, puis le Paris de l'après-guerre, et notamment les photos de Robert Doisneau, Willy Ronis, Robert Capa, ou encore Ihei Kimura que j'ai découvert à cette occasion.

J'ai naturellement été happée par le Paris de la Mode et de la Couture, une section à part entière dans l'exposition, puisque grâce à Robert Capa et Robert Doisneau notamment, et surtout valorisé par le New-Look initié par Dior en 1947 (le chic absolu sur l'affiche, c'est lui...), Paris redevient LA capitale de la mode et les photographes abandonnent les studios pour illustrer la mode avec quelques scènes de la vie parisienne...

De très belles séries de mode du Vogue sont également exposées : Paris devient décor du glamour et de l'élégance, etet Michel Brunhoff comme Edmonde Charles-Roux, font appel à de futurs grands tels Henry Clarke, William Klein et Richardson (le papa de Terry...) et enfin, et surtout le so talented Guy Bourdin, puis plus récemment Dennis Hopper et Karl Lagerfeld.

Enfin, l'exposition se poursuit et se termine avec la période post-sixties jusqu'à aujourd'hui, mise en exergue avec Pierre&Gilles, Jean-Paul Goude (avec une surprenante photographie de Grace Jones avec son frère), et Sarah Moon (Loulou ? oui c'est moi...)
2000 voit débarquer le numérique, qui ouvre le champ des possibles de l'image et de ses transformations... Paolo Roversi sublime Paris la nuit, Stéphane Couturier shoote l'architecture et les grands ensembles, Martin Parr tourne en dérision les scènes du Paris d'aujourd'hui...



En bref, une belle exposition gratuite, accessible à tous, qui m'a permis de découvrir un Paris que je ne connaissais absolument pas, et que j'espère vous apprécierez autant que moi...








©
Robert Capa - 2001 by Cornell Capa
© Lucien Lorelle Collection Philippe Gallois
© Kristen, Paolo Roversi, 1994
© Peter Lindbergh, Vogue n° 721 Novembre 1991

Paris en couleurs des frères Lumière à Martin Parr
Du 4 décembre 2007 au 31 mars 2008

Hôtel de Ville
Salle Saint-Jean
5 rue Lobau, 75004 Paris
Entrée libre et gratuite de 10h à 19h, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés

28.11.07

Stephen Gan : un Visionnaire au Printemps

Lorsque j'ai lu le post de Géraldine au sujet de la dernière campagne de publicité du Printemps mettant en scène l'une des créations de Sandra Backlund, cela m'a rappelé que j'avais été interpellée par la décision de l'enseigne de faire appel à une nouvelle agence de publicité, et ce dès janvier 2008.

Pourquoi si rapidement ?, me suis-je demandée...
Sans doute, afin que, dès la prochaine saison, le Printemps affirme son posionnement encore plus mode et plus luxe, et qu'il prenne le tournant des grands magasins qui l'ont précédé comme Harvey Nichols, Selfridges ou Saks...
Et laisse, par la même occasion, les Galeries Lafayette sur le carreau avec Beigbeder en nouvelle égérie "réchauffée" par Goude dont la signature publicitaire commence à me lasser...

Cette accélération vers le luxe n'est pas une surprise : nouvel actionnaire, nouveau pdg et donc nouvelle dynamique pour le Printemps, son flagship du boulevard Haussmann (en rénovation sur la mode et l'étage du luxe et metteur en scène de marques avec son tout nouvel espace beauté), son magasin de Lille - futur flagship de luxe, actuellement en travaux et inauguré le 6 décembre prochain - et leur 15 petits acolytes de Paris et de province... Et puis il faut dire ce qui est : le luxe, c'est chic et surtout c'est jackpot !

Le choix, sans mise en compétition, de l'agence de Stephen Gan n'est donc pas un caprice, ni un hasard...

Premièrement : Gan est loin d'être un débutant.
Il a fondé sa propre agence, Dream Project, et collaboré avec des marques de luxe telles que Dior, Dior Homme, Fendi ou Missoni... Il a également initié le changement de ton des campagnes Adidas originals "Celebrate Originality" dont le photographe n'était autre que Karl Lagerfeld. Mais avant cela, il s'est fait connaitre en lançant le magazine Visionaire début 90 et révolutionné à l'époque la presse mode en créant un support au format exceptionnel et en édition limitée. Un véritable objet de luxe !
En 1999 il crée V - que j'adore, mais on s'en fiche... - un magazine d'early adopters, rapidement devenu incontournable, orienté mode et lifestyle. Puis il devient deux ans plus tard, le directeur de création du Harper's Bazaar. Les dernières cover girls du HB ??? Renée Zelwegger, Jennifer Aniston, Mary-Kate Olsen, Kate Hudson, Jessica Simpson, Anne Hathaway, Gwen Stefani... On est loin du registre actuel, et il me semble que le visage le plus connu des dernières campagnes du Printemps étaient celui d'Alek Wek pour la campagne Africa Instinct d'avril 2006...

Deuxièmement : il va apporter une dimension internationale au Printemps, réputé 100% français, dimension déja acquise par son concurrent Les Galeries Lafayette. Et entrer par la même occasion dans le club des grands magasins haut de gamme...

Troisièmement : il permettra au Printemps d'être reconnu comme une véritable marque de luxe, via une snob mais intéressante stratégie de name-dropping sur sa campagne publicitaire.
On ne dira plus "Comment tu trouves la nouvelle campagne de pub du Printemps ?", on dira : "j'adooore la nouvelle campagne de Stephen Gan pour le Printemps". Vous pigez la différence ?

Quatrièmement : on l'a vu aux côtés de Carine Roitfled au défilé haute couture Givenchy,
Karl Lagerfeld a fait appel à lui pour lancer sa nouvelle ligne K Karl Lagerfeld, et c'est un ami d'Hedi Slimane.
Et Hedi, la mode et l'avant-garde, il en connait un rayon (rayon + grand magasin = blague.. je sais c'est nul...).
Gageons que Stephen également...










crédit photo : ArtPartnerBeauty

11.11.07

Pour plus de Fashion belgitude à Paris...


Chez mon autre dealer de magazines (le petit kiosque de la rue Montorgueil, à coté du Pain quotidien), je suis tombée sur le ELLE BELGIQUE.
J'étais en manque et il me fallait ma dose de bons plans et de série photo un peu fraîche. Je l'achète donc...

Et je découvre avec bonheur tous les meilleurs plans de la mode belge, entre Bruxelles, Antwerp et Anvers... J'ai adoré en particulier la série mode : Etre fashion sans flamber, très colorée, cheap and chic. De quoi prendre le Thalys dans la 1/2 heure pour aller faire du shopping là-bas.

L'équipe de rédaction a l'air très pointue et plutôt jeune. Il y a un esprit Colette qui flotte dans les pages du magazine. En tout cas c'est l'impression que j'ai en surfant sur le blog de la rédaction, nourrit notamment par Aure de Pryck, fashion hunteuse et bloggeuse, et Geoffroy Gillieaux Broquet, le blogmaster ultra looké (il me fait penser à quelqu'un mais je sais plus qui...)
.
Je connais peu la Belgique et les modasses qui y résident, mais ce ELLE me laisse penser que la mode et les lectrices belges sont bien plus fashion que les les françaises.


Je suis donc allée visiter le blog...

On y trouve le raz de marée Cavalli/H&M retransmis en video sur Youtube.
On y découvre également quelques exclus réservées aux bloggueuses, et notamment ce sublime tee-shirt furieusement tendance l'été prochain (basique tee shirt blanc + message + typo fluo = trois tendances majeures de l'été prochain !) de la marque Girls from Omsk, une marque belge à priori pas encore distribuée à Paris, et qu'on avait repéré au Bread & Butter.

Bref, notre French Fonelle à coté, avec son legging American Apparel et ses plans au Café de Flore, elle est limite underfashion à coté des deux éminences modeuses du blog, qui bosseraient certainement dans Purple et dans Jalouse si elles étaient parisiennes...

J'ai donc rédigé une courte lettre à la rédac chef du ELLE France...

Chère Madame,
pour faire suite à notre lecture de la dernière édition du ELLE Belgique, nous vous serions particulièrement reconnaissantes de bien vouloir proposer à votre équipe de rédaction d'aller faire un stage de branchitude chez nos amis belges pour donner un petit twist à nos silhouettes trop sages !
Nous vous remercions de l'attention que vous porterez à cette importante requête dont les conséquences sur la mode française sont majeures et restons à votre disposition pour toute recommandation ultérieure !

crédit photo : ELLE BELGIQUE / ELLEBELGIQUE.BLOGSPOT.COM


5.11.07

DYSFASHIONAL à l'Institut Français de la Mode

Dysfashional est un parcours artistique atypique mis en scène en mai dernier au Luxembourg à l'occasion de l'évènement culturel 'Luxembourg Grande Région Capitale Européenne de la Culture 2007' par Luca Marchetti et Emanuele Quinz.

Pour la faire courte : la mode nous révèle et nous instruit sur nous-même.
Ce parcours, sous forme de chantier, était une sorte de mise en scène des processus de mode (pas une simple expo de vêtement bête et méchante, trop facile !) via des supports aussi variés que le court-métrage, la performance musicale et chorégraphique, l'architecture, le design...
Une rencontre particulière entre des créateurs de mode et des artistes en tous genres.

Parmi les performers : Gaspard Yurkievich, Hussein Chalayan, BLESS, Antonio Marras, Hermès, Sidi Larbi Cherkaoui...

L'exposition a naturellement donné naissance à un beau catalogue qui sera présenté,
après une preview au salon Rendez-vous en octobre dernier, lundi 12 novembre à l'I.F.M.

Si le projet vous intéresse, contactez Tiphaine.giry@anomos.org