IL N'Y A PAS DE MODE SI ELLE NE DESCEND PAS DANS LA RUE. COCO CHANEL

27.9.07

Les quizz mode de Claire Mabrut




Et hop, un nouveau quizz pour tester notre culture mode. Celui de cette semaine est intitulé 'des sushis et des modes'.
Le Bon Marché lui a consacré une exposition ce mois-ci, mais le Japon est historiquement un pays d'avant-garde sur la mode. Vous y apprendrez qui est Limi Feu, par exemple...

Photo : madame.lefigaro.fr

Gaspard Yurkievich chez French Trotters




Ce n'est pas une grande nouvelle pour les fashion averties que nous sommes : Gaspard Yurkievich est vendu chez French Trotters, rue de Charonne.

Clarent et Carole ont à mon sens référencé la plus jolie sélection mode créateurs du quartier. Il faut l'admettre les prix ne sont pas donnés, mais quand j'entre dans cette boutique tout me fait envie. Du coup, je l'évite, meurtrie à chaque fois que j'y passe (en moyenne deux fois par semaine) car elle est trop dangereuse pour mon porte-monnaie.


En revanche, le scoop, c'est le lancement en exclusivité des éditions limités d'escarpins (20 exemplaires seulement seront exposés) de Gaspard à la boutique le vendredi 5 octobre prochain.
Rendez vous à 19h.

30 rue de Charonne, 75011 Paris
M° Ledru Rollin

25.9.07

Hedi Slimane, bientôt pour filles ?




Excellente nouvelle !

Dans un interview accordée au Monde ce week-end, Hedi Slimane revient sur les raisons de son départ de cette si grande maison qu'est Dior.

Non, son départ ne rimait pas avec conflit d'intérêt, non il n'était pas trop cher, non il n'avait pas fait le tour de la question et prendre sa retraite. Hedi Slimane a quitté Dior parce qu'aujourd'huin son plus grand bonheur serait de nous habiller nous les filles !!!

"Au bout de sept ans (dans la maison de couture), j'avais besoin de progresser et souhaitais habiller les filles, (ce qui) n'était pas possible chez Dior".

Alelluuuuiiiia ! Hedi a vu la lumière. J'avais craqué il y a quelques mois pour une veste de costume Dior Homme achetée en braderie. Après avoir fait des yeux de cocker à la caissière, elle avait accepté que je l'achète sans le pantalon coordonné (merci de bien vouloir me laisser vider mon compte en banque, merci ! merci !). Aujourd'hui, je n'ose pas la porter tellement je voudrais qu'elle reste neuve, à vie !

Je m'égare... Revenons à notre sujet...
Hedi Slimane rappelle dans cet article combien il tient à son nom et à sa marque, et je ne suis guère étonnée qu'il ait refusé de se vendre. Il est trop conscient que son intégrité, et son futur dans la mode, passent par son individualité.

Ce type est quand même très brillant. Il a parfaitement bien perçu les ambitions de la mode et les contraintes dans laquelle elle se noie, sa prise de recul le démontre.

Il est lucide sur ce qu'est devenu le système de la mode, et particulièrement sur les remises en question aujourd'hui nécessaires afin de renouveler la modosphère et ses acteurs.

J'ignore si l'interview a été conduite en français, mais son discours est passionnant. En revanche, j'ai trouvé les questions de la journaliste un peu décousues et sans véritable ligne directrice. Plus à la recherche du scoop et de l'exclu... Et pas très calée sur le sujet...


Portrait: www.internimagazine.it

Rendez vous Déco ce soir, ca change de la mode...



Tony Lemâle, le coach déco de l'émission Intérieurs, organise un petit cocktail à l'occasion du lancement de ses nouveaux guides "Je fais ma déco avec..."

Rendez vous à la boutique Ligne Roset, 85 rue du Bac, 75007 Paris.
Cocktail de 18h à 22h

23.9.07

Debrief Who's Next (1)




Retour tardif sur le salon Who's next qui s'est tenu au début du mois.

Premier constat : le salon a procédé à petit coup de frais. Stands décloisonnés (l'organisation avait déja entamé le processus depuis deux saisons), allées spacieuses, univers répérables... Le salon parait avoir entamé une seconde jeunesse. La pression du Bread&Butter y est certainement pour quelquechose...

Je ne posterai que sur ce qui a retenu mon attention , l'espace FRESH, constitué des marques les plus créatives et pointues.

Le salon présente par ailleurs toutes les plus grosses marques de jeaners, sur l'espace FAST, je passerai sur le sujet, car je n'y ai rien vu de révolutionnaire (hormis mes amis de BeYouK, qui ont concentré cette année leur offre sur le jean et rien que le jean) . Idem pour FAME et PRIVATE. On y retrouve les mastodontes de la mode 'Sentier' : Bérénice, Paul&Joe, Les Petites, etc...

Dès mon arrivée, je me dirige donc très rapidement vers l'univers FRESH, où se cotoient petites marques et jeune création.
Ici, la créativité est de mise : on repère tout de suite les tendances émergentes et je suis agréablement étonnée de la sélection de cette session.

Hype, dynamique, résolument street, les marques présentes et leurs créateurs (ou leurs représentants) sont particulièrement jeunes (maxi 30 ans) et on est loin du profil de débutant.
Leurs produits sont visibles et accessibles, et même si le vêtement domine, on découvre également des marques de bijoux, de lunettes, de chaussures, de déco... L'espace est très riche

Un petit arrêt chez Bérangère Claire, l'une des gagnantes sur concours Myspace boudoir. Son parti pris est intéressant : elle a réinterprété la chemise à carreau de bûcheron et le sweat, deux incontournables du dressing de l'américain moyen.
Résultat : une collection décalée et pourtant très facile à porter.

J'ai repéré également la marque Spitfire, une marque de lunettes d'outre-manche au design mi contemporain mi vintage (ou comment faire du neuf avec du vieux).
Les prix sont ultra abordables (entre 30 et 60 euros la paire) et ce n'est donc pas un hasard si la marque developpe aujourd'hui des collections exclusives pour TopShop.
A découvrir prochainement à Paris donc...

Autre découverte, et pas des moindres, puisque la presse mode commence à s'en emparer : le collectif activiste d'artiste Andrea Crews. Un concept de mode éthique à mi-chemin entre art et mode éthique, commandité par Maroussia Rebecq.
Le concept n'est pas révolutionnaire mais le résultat est vraiment remarquable : les artistes tranforment des fripes et des vêtements vintages en pièces uniques chics et chères.
Le collectif trouve ses sources d'inspiration dans la musique, le graphisme, la rue...

Voila... Je consacrerai mon prochain post aux trois tendances majeures de l'été prochain : le fluo, le retour aux basiques et la robe, la robe, la robe...

20.9.07

Petit Déjeuner beauté chez (KENZO)Ki


En consultant quelques bons plans beauté sur le net, je suis tombée par hasard sur une invitation à découvrir la gamme de soins KenzoKI.

Sympa, gratuit, ca me donne envie, je m'incris donc, convaincue qu'il n'y aura plus de places...
Surprise, je reçois 24h plus tard, à peine, un mail m'invitant à choisir entre deux dates à ma convenance.
Je choisis donc, et 48h avant le jour dit, je reçois un sms me confirmant la date et l'heure du rendez-vous. J'avais déja soigneusement noté l'adresse.


Le jour-dit, j'arrive place des Victoires, au pied d'un immeuble haussmanien chic.
2ème étage, je suis accueillie par Stéphane, le directeur de la formation.

L'endroit est somptueux, vaste et aéré, j'apprendrai par la suite qu'il s'agit du show-room de la marque, un espace totalement repeint en blanc dont les cloisons sont amovibles et qui totalise 600m². Lieu que Kenzo Takada investissait notamment pour ses défilés évènements "à l'époque".


Après avoir confié mon vestiaire, je suis reçue dans une grande pièce toute blanche d'esprit lounge, avec fauteuil colorés, canapés grège et petites tables basses. Je fais connaissance avec Ludovic, le directeur des relations publiques.




Ils seront deux à nous présenter la gamme KenzoKI. Je suis rejointe par trois autres jeunes femmes, nous avons a peu près toute le même âge. Le rendez vous est un vrai moment de luxe. Nous serons seulement quatre à participer.

Nous sommes alors invités à visionner un film de présentation, plutot corporate. Puis Stéphane et Ludovic, nous proposent d'entrer dans le vif du sujet et nous partons à la découverte des crèmes qui sont mis à notre disposition sur la table.
Nous touchons les yeux fermés, puis nous faisons part de nos impressions, et nous testons chaque produit selon un rituel bien particulier... Nous évoquons la texture, l'odeur, l'effet sur la peau, les sensations, les qualités de chacune. Un véritable petit déjeuner beauté ! Les appellations sont également évocatrices : Stupéfiant visage, crème planante, crème qui fait belle...

Pendant près d'une heure, nous découvrons l'essentiel des quatre lignes de soins de KenzoKI. Un vrai plaisir des yeux et des sens... Une expérience très sympathique... Je dois admettre que je suis conquise pas tant par la gamme de produits qui est intéressante, c'est certain, mais par l'univers produit que je connaissais finalement assez mal !



Nous terminons par un masque pour le contour des yeux. Je ressemble à Fantomette...
Mais lorsque je le retire, je vois deja que mes pattes d'oies et mes ridules sont aller voir ailleurs où j'étais...

J'ai aimé ce rendez-vous, pour son lieu et l'accueil dont nous avons bénéficié. Nos deux hôtes étaient véritablement charmants et accessibles.
La marque a certes souhaité nous faire découvrir ses produits, mais également tout un univers de soin lié au bien-être et à l'expérience sensorielle.
Elle n'use ni de la publicité ni de marketing de masse. Elle préfère le bouche à oreille, les actions oniriques (planter des coquelicots sur la Place rouge, par exemple) et les rendez-vous intimistes.
Nous apprendrons que la marque poursuit son développement et quelques surprises nous attendent en début d'année prochaine. Mais chut, j'ai promis de ne rien dire...
Cette petite séance de découverte s'est conclue avec thé, macarons et fruits frais. Nous sommes reparties (au bout d'une heure trente) avec un petit sac Kenzoki et des échantillons, certaines d'entre nous ont carrément craqué et fait chauffer la cb.

J'ai résisté, avec difficulté je l'avoue, mais pas pour longtemps...
Une petite déception néanmoins : bénéficiant des laboratoires de recherches LVMH, la marque est axée bien-être et innovation. Les ingrédients ne sont donc pas tous naturels. Dommage !

Les visites découvertes KenzoKI se poursuivent en octobre, pour participer, c'est tout simple, il suffit d'aller sur le site CHEZKI, et de vous inscrire.

© photos : Kenzoki

Love Tokyo

Comme a peu près toutes les fashion addicts de Paris et d'ailleurs, je suis allée visiter la dernière exposition du Bon Marché consacrée à Tokyo, dont l'invitée est Tsumori Chisato.


J'ai appris en passant que Tsumori Chisato n'était pas née de la dernière pluie en matière de mode (ses création sublimes mais trèeeeeeees chères !) puisqu'elle a commencé à travailler avec Issey Miyaké en 1977, et qu'elle a lancé sa marque en 1990.
Quand on constate que sur ses quarante points de vente, seuls deux sont en France, l'un deux étant sa boutique, l'autre son corner au Bon Marché, on comprend mieux l'intérêt de ce grand magasin, de brandir Tsumori telle une égérie de mode japonaise à l'occasion de cette exposition (luxe= rareté = nous au Bon Marché on a Tsumori Chisato et pas vous nanananèèèères).

Exposition plutôt sublime il faut l'admettre, avec un coup de coeur pour la sélection de photographies au sein de la galerie éphémère du 2ème étage, qui fait face à la boutique consacrée à la thématique, et où l'on peut y retrouver tout Paris, et surtout une très fine sélection d'objets inutiles mais tellement kawaï.

Autrement dit, difficile de ne pas avoir à faire face à un crise de craquage aigüe sur des confiseries Hello Kitty, des petits carnets Muji, des trousses à maquillage (cela ne fera jamais que la 12ème sur mon étagère), des bonbons au thé vert Green Kiss, des livres d'auteurs japonais, des tee-shirts, des cosmétiques Shu Uemura, des pochettes en soie, des kimonos..........


Le plus dur, après être parvenue rive gauche et avoir traversé la Seine, est donc de quitter ce lieu réputé hyper dangereux pour le porte monnaie (ou plutôt le portefeuille, au vu du prix des objets).

Je plaisante, je plaisante... Très sérieusement, j'admire le culot d'un tel grand magasin, dont les vitrines conceptuelles et audacieuses, ne présentent aucun produit (je parle de celles de la rue de Sèvres, qui doivent voir passer plusieurs centaines de milliers de personnes par jour), mais simplement des mises en scènes très oniriques et décalées de clichés japonais réinterprétés avec esthétisme et simplicité.

Vous avez du mal à me suivre ??? Un conseil : allez donc faire un tour au Bon Marché ! vous comprendrez certainement un peu mieux mon propos.